Insights sur le Festival du Livre Paris
- Amelie Marmonier

- il y a 4 jours
- 9 min de lecture

Le week-end du 17 au 19 avril dernier, le Festival du Livre de Paris (FLP) a su faire vibrer la sphère littéraire ! Impossible de passer à côté de cet événement qui, une fois encore, a rassemblé passionné·es de lecture, professionnel·les du livre et créateur·ices de contenus autour d’un même amour des mots. Maisons d’édition, bookstagrameur·ses, auteur·es, lecteurs et lectrices : les retours ont afflué, riches, enthousiastes et parfois nuancés, offrant un aperçu vivant de cette édition. Sans y avoir assisté moi-même, je vous propose de plonger dans ces témoignages pour revivre, à travers leurs yeux, les temps forts du salon.
Le Festival du Livre de Paris est un rendez-vous incontournable pour les amoureux des livres, mêlant rencontres, découvertes et moments forts. À cette occasion, j’ai recueilli les impressions de Marine (@marinebooks), présente sur le stand de la maison d’édition Olympe. Entre coulisses, surprises et enthousiasme, elle nous partage son expérience de ce week-end riche en émotions.

1. Comment s’est passé le salon ?
Marine : Globalement le salon s'est très bien passé, on était hyper content(e)s de voir autant de monde. Olympe a bientôt 3 ans donc c'est le premier salon que l'équipe réalise. Moi, j'étais là en tant que community manager et créatrice de contenu. 😊
2. Comment est-ce qu’on organise un salon comme ça en tant que maison d’édition ?
Marine : Je n'ai pas participé à l'organisation. C'est Alice, Hélène, Eleanore, Clara et Julie qui ont tout organisé, et elles ont fait un travail extraordinaire.
3. Qu’est-ce qui t'as marqué le plus ?
Marine : Je pense que ce qui nous a le plus marqué avec l'équipe d'Olympe a été de vendre tout notre stock de WHEN THE MOON HATCHED avant le dimanche midi. On ne pensait pas vraiment pas qu'il y aurait autant d'emballement pour ce roman.

4. Est-ce que la maison d'édition a fait des dédicaces ? Si oui, comment se sont-elles déroulées ?
Marine : On avait deux autrices (Ada Vivilda et Josépha Juillet) en dédicace ce week-end-là et on a été hyper surpris de l'engouement. Du coup, on avait pas prévu de tickets et on a dû les faire au dernier moment, au fond de notre stand, à les déchirer car on avait pas de ciseaux à disposition !
5. Autre chose à dire sur ce salon ?
Marine : Globalement on a passé un super week-end car les lectrices étaient hyper gentilles. On avait prévu des goodies et c'était très chouette de voir que ça plaisait. 😊
Le Festival du Livre de Paris est un moment clé pour les auteurs, et cette année, Maria Levski a vécu une expérience inoubliable : sa première dédicace au salon. Entre la foule dense, la chaleur accablante et les émotions d’un tel événement, Maria revient sur cette journée marquante. Dans cette interview, elle nous parle de ses impressions, de ses rencontres avec ses lecteurs, et de ce qui l’a le plus marquée lors de ce moment unique.

1. Comment s’est passé le salon pour toi ?
Maria : Le salon s’est très bien passé, même si c’est vrai que j’y suis restée moins longtemps que les années précédentes. J’ai participé à la soirée de lancement le jeudi, puis je suis revenue uniquement pour ma dédicace le samedi, où je ne suis pas restée plus de deux heures. J’ai essayé de monter dans la partie romance, mais il y avait une foule pas possible. Comme je ne supporte pas le monde, malheureusement, je n’ai pas pu me balader autant que ce que je voulais.
2. Étant donné que c’était ta première dédicace à ce salon, qu’est-ce qui t’a marqué ?
Maria : Ce qui m’a vraiment marqué, déjà, c’est l’affluence. C’est vrai que j’avais fait un salon quelques semaines plus tôt, mais rien à voir. Sans parler de la chaleur. Pourtant, on est au mois d’avril, ce n’est pas l’été, mais entre la foule et les verrières, il faisait vraiment très chaud.
J’ai d’ailleurs tenu une heure et demie au lieu d’une heure, parce qu’il y avait une queue et que ma maison d’édition m’a proposé de continuer à dédicacer. Mais c’est vrai que la chaleur pendant la dédicace, avec les filles de chez Château d’âmes qui essayaient tant bien que mal de me faire du vent, c’est vraiment ce qui m’a le plus marqué 😅

3. Comment est-ce que tu as trouvé l’organisation ?
Maria : Du côté des auteurs, je n’ai rien à dire : on avait une entrée à part, un salon dédié pour se reposer. Même si, dans cet espace, il y avait beaucoup de monde et qu’il fallait aussi faire la queue pour les toilettes, globalement, pour les auteurs et les maisons d’édition, c’est plutôt bien organisé, du moins du peu de ce que j’en ai vu.
Par contre, malheureusement, j’ai eu de nombreux retours de personnes qui n’ont, soit pas pu venir parce qu’elles n’ont pas réussi à avoir un billet (dont mes parents), soit qui avaient un ticket mais n’ont pas pu entrer. J’ai l’exemple de copines : certaines ont fait la queue et ont été motivées, donc elles ont pu rentrer, mais deux heures après l’heure des dédicaces, ce qui ne leur a pas permis de venir. D’autres ont simplement abandonné, ce que je comprends.
Des amies étaient venues pour me voir, mais elles ont renoncé, et c’est vrai que ça m’a un peu attristée. À part mon conjoint, je n’ai pas eu d’autres proches qui ont pu venir me soutenir… et encore, c’est parce que j’avais un pass pour lui. Je me suis donc un peu retrouvée seule, sans famille ni amis sur place.
4. Une petite anecdote à raconter ?
Maria : Pendant ma dédicace, un monsieur (apparemment photographe) m’a prise en photo. Il me l’a montrée et m’a demandé de la lui envoyer sur Instagram. Malheureusement, je ne l’ai jamais reçue.
Donc voilà, si ce monsieur repasse un jour sur mon compte, j’aimerais beaucoup récupérer cette fameuse photo. Il ne parlait pas français, donc peut-être que ça a joué, mais en tout cas, j’aurais bien aimé l’avoir.
5. Autre chose à dire sur ce salon ?
Maria : Je tiens à remercier toutes les personnes qui sont venues me voir. J’ai dédicacé non-stop pendant plus d’une heure et demie et je me sens tellement honorée d’avoir des lecteurs et lectrices qui me suivent depuis aussi longtemps.
J’ai découvert que certains me suivaient déjà à l’époque où je postais des photos de musée, donc ça remonte à presque quatre ou cinq ans maintenant. Je suis extrêmement reconnaissante et je les remercie du fond du cœur.
Le Festival du Livre de Paris est un événement incontournable pour les passionnés de littérature, mais chaque édition a ses défis et ses moments forts. J'ai eu l'occasion de recueillir les impressions de Bouchra (@bouchra_bouz), influenceuse sur Bookstagram, ainsi que de mes amies Eva, Charlotte et Isaline, qui partagent leurs expériences variées. Entre l’afflux de visiteurs, l’organisation à améliorer, et les dédicaces mémorables, elles nous donnent un aperçu authentique de cette édition 2026.

1. Comment s’est passé le salon pour toi ?
Eva : J'ai apprécié le festival comme chaque année, malgré le problème d'organisation de cette édition. Je n'étais pas spécialement intéressée par les gros stands de romance en mezzanine, donc j'ai passé plus de temps au rez-de-chaussée. Le cadre est joli, mais il fait chaud et il y a beaucoup de monde. J'y étais dès l'ouverture, donc j'ai eu la chance de pouvoir y rentrer directement. C'est aussi un lieu fait pour rencontrer des personnes passionnées par le milieu littéraire et c'est toujours un plaisir d'échanger avec eux !
Bouchra : Le salon s’est plutôt bien passé. En effet il y avait l’avant première de L K Imany, autrice de Nous malgré tout. Elle était en dédicace et elle a 'sold out' le roman donc j’étais très heureuse.
Charlotte : Dans l’ensemble le salon s’est plutôt bien déroulé pour moi. Les points négatifs ont notamment été à cause de l’attente à l’entrée du festival, les deux points de queue, et surtout le monde à l’intérieur de la section romance. Parfois, nous ne pouvions même pas atteindre les stands car ils bloquaient les accès aux balcons et nous devions faire tout le tour. Ce qui est particulièrement pénible lorsque que nous avons des sacs remplis de livres et que nous devons faire des allers-retours alors que nous voulions seulement, soit faire un achat sur le stand, soit regarder le stand. Je dois également avouer ne pas comprendre l’intérêt des stands en losange, ils sont trop proches des uns et des autres, surtout lorsqu’on rajoute les files d’attentes des dédicaces. J’ai trouvé que les stands étaient pour la plupart bien décorés (bravo à Lumen et Olympe notamment). La sélection d’auteurs en dédicace était superbe aussi !
Isaline : J'avais un billet pour le créneau 13h/14h. Je suis arrivée à 13h10 et j'ai dû attendre, en plein soleil, 14h40 avant de pouvoir entrer. J'étais venue pour rencontrer une auteure qui dédicaçait jusqu'à 14h30... Je l'ai malheureusement manquée... Mais j'ai quand même pu faire un tour du salon, de quelques stands, parler avec des auteurs et surtout retrouver des amies sur place !

2. Comment est-ce que tu as trouvé l’organisation ?
Eva : Cette édition a suscité énormément d'engouement. Malheureusement, les places gratuites sont parties en quelques minutes lors de l'ouverture de la billetterie.
Le salon était bondé, ceux ayant les créneaux de l'après-midi n'ont pas pu rentrer directement et se sont retrouvés bloqués à l'extérieur. Le stock de certaines maisons d'édition populaires s'est retrouvé en rupture dès midi. Je pense que concentrer les romances à l'étage n'était pas une bonne idée vu le nombre important de fans de romances attendu.
La BD était mise à l'honneur, mais impossible d'accéder aux expositions dans cette zone. Malgré tout, j'ai quand même pu accéder à mes dédicaces. Je tiens aussi à partager mes encouragements avec les bénévoles et intervenants qui ont dû gérer les différentes situations pour assurer le bon fonctionnement et la sécurité du festival.
Bouchra : Concernant l'organisation, je n’ai pas du tout aimé le fait que certains stands peu fréquentés prennent trop de place. Je parle notamment de celui de l’armée, qui, pour moi, n’a pas sa place dans la culture du livre. L’espace expo est également mal exploité : un énorme espace était réservé à l’exposition avec des écrans. Beaucoup de personnes y venaient juste pour manger. C’est du gâchis d’espace. La romance aurait dû se trouver là par exemple à défaut d’être en bas.
Isaline : Sans commentaire...

3. Qu’est-ce qui t’a le plus marqué ?
Eva : Ce qui m'a le plus marquée, ce sont les rencontres avec les autres lecteurs et les auteurs/artistes. C'est toujours un plaisir d'échanger avec eux autour de nos passions. La lecture réunit à travers le monde et rapproche les gens. Je garde beaucoup de souvenirs et de moments agréables !
Charlotte : J’ai eu une très mauvaise expérience avec la maison Calix que j’ai trouvé irrespectueuse envers ses clients en maintenant qu’il n’y avait pas de stock de livres limite alors qu’ils n’avaient plus de livres disponibles sur le stand. J’ai donc raté une dédicace que j’avais attendue tout le week-end à cause d’eux et je n’ai même pas pu parler à l’auteure alors que j’avais un ticket « car je n’avais pas de livres ». Un comportement honteux sachant que je voulais acheter deux livres. Résultats : je ne suis pas prête d’acheter un livre chez eux maintenant.
Isaline : Le fait de louper la dédicace pour laquelle je m'étais déplacée ? Sinon le monde, c'était plutôt impressionnant.

4. As-tu fait des achats lors du salon ? Si oui, lesquels te rendent le plus fière ?
Eva : Qui dit salon, dit souvent beaucoup d'achats... Mon banquier doit en avoir des sueurs froides, haha ! Je n'ai pas su respecter mon budget initial. Malgré tout, j'ai pu acheter tous les livres que je cherchais, même si certains goodies étaient déjà en rupture dès le vendredi.
Concernant mes achats, je me suis procuré chez Plume blanche les sublimes avant-premières La Mémoire des Os 2 de Margot Looten et Là où poussent les coquelicots de Nox. Chez Calix, les dernières nouveautés de Hannah Nicole Maehrer et Jaysea Lynn. Chez Korrigan, l'avant-première de Michelle Wong. Et pour finir le joli tote-bag du Festival, je n'ai pas l'habitude d'acheter les produits dérivés des Salons, mais le design me tentait bien. Je pense être fière de tous mes achats, acheter un livre est toujours un plaisir (mais aussi une pratique dangereuse 😂).
Charlotte : Concernant les achats, j’ai pu acheter des BDs à faire dédicacer, j’ai également acheté la nouveauté de Nell Pfeiffer chez Gulfstream qui est magnifique et j’ai acheté des deuxième tomes que je n’avais pas encore pour des dédicaces. Je suis fière de tout mes achats !
Isaline : Oui ! Un en particulier mais je ne peux rien révéler pour le moment.
5. Autre chose à dire sur ce salon ?
Eva : Je n'ai pas spécialement de choses à ajouter, mais plutôt des recommandations. Je pense qu'il serait bien de réaménager les espaces et vraiment prendre en compte les besoins du lectorat actuel. Par exemple, la "Romance" est en plein essor. C'est malheureux, de voir que ce genre est toujours étiqueté comme un "sous-genre" et méprisé par certaines sphères.
Bouchra : Le lieu est beau mais malheureusement plus adapté car trop fréquenté …. Y avait trop de monde. Il faisait chaud. Les créneaux étaient mal gérés. Bref, c'était l’horreur !

6. Quelles sont les dédicaces que tu as pu faire et lesquelles as-tu préféré ?
Eva : J'ai fait dédicacer tous les livres que j'ai achetés. J'ai passé d'excellents moments avec les différents auteur.es ! Si je devais choisir une seule dédicace, ce serait celle avec l'illustratrice @Ekilateral.art sur le Stand des Éditions Nox. Son travail est sublime et il retranscrit avec brio le story telling de Quicksilver. Je trouve que c'est une belle occasion de mettre en avant les artistes et d'encourager leur venue en France.
Charlotte : J’ai adoré les dédicaces d’Autumn Woods (merci à mes copines de m’avoir aidé à faire signer tous mes livres), Aurore Payelle (merci à mon amie Léa d’avoir trouver un ticket en dernière minute), Audrey Alwett, Nell Pfeiffer, Marie Reppelin.
Crédit Photos : Léa Boucharé, Marine,
Maria Levski (ainsi que des photos
données par elle), Eva (ainsi que des
photos données par elle), Bouchra (ainsi
que des photos données par elle)




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